Powered by Bravenet Bravenet Blog

Friday, May 1st 2009

19:27

Comme à la maison

  • Humeur : Fatiguée mais de bonne humeur
  • J'écoute : Phoenix
  • Aujourd'hui j'ai vu : Le mémoire de maîtrise de Mariannick... fini !
Au bout de combien de temps se sent-on chez soi dans son quartier, dans sa ville ?
A partir du moment où on connait ses voisins ?
Aucune idée, je n'ai aucune relation avec eux. Non pas que je n'en veux pas, mais ça change tellement de locataires là-haut qu'on arrive plus à suivre.

Quand la caissière bougon de la petite épicerie du coin finit par vous faire un sourire parce que vous êtes une "habituée" ?
Oui, ça j'avoue que c'est une petite victoire personnelle que je continue à travailler en insistant fortement sur la politesse à chaque fois que j'y vais. Je ne suis plus l'inconnue du matin, mais la jeune fille au 4L de lait 3,5% (je suis responsable de la machine à café à la job).

Non, je pense que ce qui fait que je me sens chez moi à Montréal, c'est que ça m'arrive très régulièrement de croiser des gens que je connais un peu partout dans la ville. Surtout des cyclistes, je dois l'avouer.
C'est tellement agréable de juste rentrer chez soi à vélo par une belle fin d'après-midi et de croiser des amis, de juste se lancer un "hey, salut !" et de continuer son chemin comme si c'était la normalité absolue.
Ou encore de regarder par la fenêtre d'une auto le beau vélo qui passe (je ne peux m'en empêcher, c'est un automatisme... il faut que je scrute les vélos) et de reconnaître une amie cycliste.
C'est comme une petite fierté de se dire que je suis un petit bout de cette ville, un mini lien entre plusieurs personnes, eux-mêmes reliés à d'autres personnes. Quand par miracle une boucle se crée, c'en est tout excitant !

Ah et puis il y a aussi les rencontres impromptues dans le métro. Vous savez, vous êtes juste assisse là, le métro arrive à une station et embarque d'autres passagers et quelqu'un s'assoit à côté de vous. Le regard s'attarde distraitement sur cet(te) inconnu(e) et bang, c'est une amie que vous n'avez pas vu depuis un bon bout de temps et que vous pensiez justement à appeler.

Dites moi, allez dites moi quelle est la probabilité de tomber sur quelqu'un que vous connaissez dans une ville de plus de 3 millions d'habitants ? Faible, très faible. Et pourtant, ce sont des petits cadeaux qui arrivent régulièrement et qui sont le signe que oui, je suis effectivement chez moi ici, et que  j'y suis bien.
0 mot(s) de vous.

There are no comments to this entry.

Post New Comment

 BraveJournal Member Non-Member
No Smilies More Smilies »
Please type the letters you see