Bonjour ami(e)s lecteur !
Non je ne suis pas morte (juste très occupée) et oui, je reviens vous bassinez. Bande de chanceux !
Comme l'indique mon titre, je reviens de Chicago où j'étais partie pour un congrès de botanique. Oui, ça existe les congrès de botanique et c'est très intéressant. Nous sommes donc partie 5 jours dans cette ville américaine au pied du lac Michigan où nous avons pu aprécié la gentillesse des habitants (sans rire, ils sont vraiment très courtois et acceptent de répéter sans rechigner quans ils décèlent une incompréhension de notre part), les pizzas "deep dish" (la spécialité de Chicago, qui est en fait une pizza avec un pâte très haute et épaisse. Bon, mais pas inoubliable), l'architecture des immeubles très impressionnante pour une ville ayant brûlée vers 1850, et l'incroyable coût de la vie ayant beaucoup allégé mon porte-monnaie.
J'ai vraiment été très étonnée de cette ville car même si le centre-ville est totalement englouti par les immeubles tous plus haut les uns que les autres, on ne ressent pas cette impression d'étouffement que l'on peut ressentir dans la plupart des grandes villes. Cela est sans doute dû à l'emplacement exceptionnel de Chicago au pied du lac Michigan, l'un des plus gros réservoir d'eau douce au monde. Depuis le port et la marina, on a vraiment l'impression de voir une mer, sauf qu'il y a des canards et des outardes dessus...
L'une des autres particularité de Chicago est son système de transport : le "El", un système de train circulant au dessus de la route et zigzaguant dans un bruit d'enfer entre les immeubles. C'est assez particulier à voir et très néfaste pour le sommeil quand on dort à côté de la voie, ce qui était le cas...
Mais c'est quand rudement étonnant de voir un système de transport comme celui-ci dans une ville où l'hiver est tout aussi rude (voir mêm plus) que celui de Montréal. C'est un ville très venteuse et j'imagine l'état de la voie un jour de tempête de neige. Ca ne doit pas être une partie de plaisir de se déplacer en hiver. En fait, la remarque que nous nous sommes faite c'est que ce sytème de transport en commun donne l'impression que, à la reconstruction de Chicago, ils ont totalement oublié de penser à cela et que c'était la seule solution disponible ou moment de sa construction.
J'ai pris plusieurs photos et vous les posterai dès que j'aurai fait développer les pellicules.
Par contre, la chose la plus désagréable du voyage a été le passage aux douanes américaines : à Montréal, dans l'aéroport, la douane fait déjà des contrôles, ce qui signifie que l'on entre en territoire américain dès l'aéroport. Comme à leur habitude, les agents ne sont pas très aimables et ne font aucun effort de compréhension (je généralise sûrement, mais tous ceux que j'ai rencontré étaient ainsi). Il faut ensuite passer aux détecteurs de métaux et aux rayons pour les bagages. Nouveauté : il faut enlever les chaussures ! Pour repartir de Chicago, cela a été la même chose mais avec cette fois ci un passage par une fouille au corps et une fouille réglementaire de mon bagage de cabine parce que j'avais été "choisie". Encore une fois, aucune explication ou presque pendant tout ce processus. Et en arrivant à la maison, j'ai trouvé un mot dans ma valise indiquant qu'elle avait été ouverte, le contenu vérifié et remis en place....
Je peux vous assurer qu'en arrivant à Montréal, j'ai été très contente de passer à la douane canadienne où l'agente m'a accueuilli avec un beau sourire et un "bonjour, hi". Je suis passée en 20 secondes tout au plus.
Je suis bien consciente que la sécurité est un domaine très important, mais je trouve que les Etats-Unis sont vraiment tombés dans un état de paranoïa massif nourri par toute ces règles. En tout cas, cela confirme mon idée que je n'aimerai pas y vivre.
Après ces brèves impressions, je vous laisse et retourne au travail. J'ai mon comité de passage au doctorat dans 15 jours et je dois également préparé une ébauche d'article le plus rapidement possible. Bref, de belles journées en perspective !
xxx